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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 11:02

Ah! 41! Encore un chiffre qui correspond à l'âge de l'un de nos protagonistes.
Oui, à les voir comme ça, on a l'impression que ce sont tous des petits jeunots (et c'est vrai, pour nombre d'entre eux), mais bien évidemment, il ne peut pas y avoir que des post-adolescents.
D'une part, parce qu'il faut bien quelqu'un pour subvenir à leurs besoins matériels (*voix éraillée* "M'maaaan, j'veux un scooteeeeeerrrr") et d'autre part... bin parce qu'il le faut!

Se pose alors la question cruciale : en plus d'être misogyne, l'univers de LDT aurait-il une fâcheuse tendance au jeunisme?
Nous allons être francs, vous regarder droit dans les nyeux et vous répondre : OUIF!
Vous avez bien entendu, nous avons dit OUIF. C'est pire que oui, c'est une combinaison de oui + affirmatif.
Si la misogynie découle davantage de la psychologie même des hommes LDTiens et non de schémas sociaux archaïques (pour faire simple : les femmes dans LDT ne sont pas nécessairement bobonnes, ou alors c'est bien qu'elles le veulent), le "jeunisme", en revanche, est un fait inhérent à la structure sociale des peuplades principales présentées dans le livre. C'est donc, en l'occurence, un trait bien moins anecdotique qu'une petite tendance machiste, et qui a son importance dans une certaine chose que nous tendons à "démontrer" au fil de l'histoire.
C'est flou?
Oui je sais.
Mais vous êtes habitués maintenant.

Après cette longue introduction, nous allons vous placarder une image... PAF!






























Oui, derrière l'armada d'icônes, ce sont bien eux. Et non ce n'est pas notre bureau, mais bien celui de l'un de nos abonnés qui a eu la gentillesse de nous montrer ceci, et il a eu bien raison, car ça nous a fait très plaisir!
Merci à lui, donc, d'avoir accueilli un petit bout de LDT dans son paysage quotidien!


Voici à présent le coeur même de ce billet (enfin, en ce qui nous concerne, ce ne sont généralement pas des billets, mais des liasses que nous publions! ^^).
La réflexion du jour porte sur la nature même du tome 1.
A mi-chemin de son successeur, nous commençons à avoir un meilleur recul sur lui et à entrevoir les différences d'ores et déjà fondamentales entre les deux volumes.

En fait, cela se résume très simplement : l'enfant merehdian est véritablement un long prologue.

C'est sa particularité, et finalement, sa raison d'être. C'est d'ailleurs une chose que nous expliquons au préalable à la petite pincée de personnes qui lit (ou lira) le livre.
588 pages de prologue, c'est en défintive ce qu'il fallait, ou en tous cas, c'était le temps que nous voulions prendre, pour installer ce qui représentait l'incontournable à nos yeux :
L'univers de base, bien sûr, les peuplades, leurs fonctionnements, leurs us, la géographie aussi, puis, en zoomant un peu, les protagonistes. Cela inclut leur background, leur quotidien (le fait de décrire ces personnalités dans leur quotidien nous apparaissait essentiel. Car pour nous, les gens en disent long sur eux-mêmes jusque dans les actes les plus simples. Dans leurs relations familiales par exemple. L'un de nos personnages se définit pour une bonne part rien qu'en le voyant interagir avec les siens).

Bref, nous avons pris le contrepied du chemin usuel. Pour le meilleur ou pour le pire, mais finalement, qu'importe, tant que cela correspond à nos envies! Ce chemin usuel, donc, aurait voulu que le coeur même, la trame directrice de l'histoire se mette en route dès le premier volume. Là ce n'est pas le cas. Nous le laissons à croire à un moment très précis, pour nous rétracter peu après. Ainsi, à la lecture, on se dit  : "ah, ça y est! Nous sommes face à L'évènement qui va tout faire basculer". Eh bien non. Deux chapitres plus tard, tout bascule de nouveau dans l'autre sens.

Effet de style artificiel? Oula! Sûrement pas. Déjà, pour produire des effets de style, il faut de la maîtrise! Et ça, ce n'est vraiment pas d'actualité.
Non, là encore, il s'agissait d'un biais pour démontrer une chose fondamentale présente chez tout un groupe de nos personnages. Un trait de caractère atavique, si vous voulez. Un trait qui deviendra prééminent par la suite. Quand tout va VRAIMENT basculer.
Mais pour cela, il faudra atteindre le premier véritable chapitre après le Prologue... A savoir le tome 2...
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Published by Magali et Alexandre - dans Avancements du projet LDT
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 00:08

Je crois que nous touchons au sublime avec le titre de cette mise à jour...
"On se cramponne à ses poils de nez"...
N'est-ce pas tout à la fois évocateur et poétique?
Cela ne constitue-t-il pas un préambule idéal pour s'imaginer un monde empreint de beauté et d'élégance?
Oui, je trouve aussi.

N'en reste pas moins que notre blog LDT est aujourd'hui quadragénaire!!!!
N'est-ce pas magnifique?
Quarante articles, et autant de réflexionnages pour trouver des intitulés aussi mémorables que "LDT, un univers élevé aux hormones mâles", "Dites 33!", "Lui aurait-on volé son goûter?" ou encore "C'est comme aux présidentielles, ça crée l'étonnement", le tout pour finir sur une sombre histoire de poils... Ah, pardonnez-moi, je ne peux qu'écraser une larme d'émotion...

*écrase*

QUOI?
Qui m'a dit "écrase"? Non mais je ne vous permets pas, malotrou!

Bon, avant de toucher le fond (et de renoncer définitvement à rédiger les articles à 00h17), venons-en au fait.
Le jour 40, c'est un jour où on est content. C'est un décret, voilà. Soyez content!
Il faut toujours être content les jours anniversaire!
Mais haut les coeurs, esprits englués dans le vague à l'âme, nous avons de quoi vous assister dans cette lourde tâche!

La première chose concerne nos abonnés à la Missive LDT.
Pour célébrer le jour 40, nous allons leur envoyer un petit wallpaper de l'enfant merehdian, là, comme ça! C'est que ça se distille ces petites choses...
Une seule condition à cela, que vous nous fassiez parvenir vos adresses mail sur la boîte suivante : projetldt(a)yahoo.fr. Nous avons le début de vos adresses dans notre liste d'inscrits, mais pas la fin.
Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire...

La seconde chosette concerne tout le monde.
Nous sommes joueurs.
Nous sommes mutins.
Nous sommes joueurs et mutins.
Par conséquent, nous avons joué et mutiné récemment pour préparer ce qui suit.

Si vous avez bien lu l'article précédent, vous savez déjà qu'un nouveau dessin se prépare. Et vous savez aussi que ce dessin est tiré du tome 2 (ce qui vous avance beaucoup puisque vous n'avez pas lu le 1, mais ça, c'est tout l'ineffable charme de ce projet).
Eh bien, ce n'est pas tout!
Car si ce dessin est encore sur le métier, nous nous sommes d'ores et déjà amusés à lui fabriquer sa petite vidéokiannonce.
Les vidéokiannonce c'est joueur et mutin, comme nous.
Le fait est qu'on adore faire ça, c'est vraiment super amusant!
Et puis ça donne un petit surplus de vie, ça a son charme!

Alors accrochez-vous à vos poils de nez (donc), prenez une boisson (mais une de 10 cl, le film est court ^o^) et zieutez donc....
*grosse voix de bande-annonce ciné*
Coming sooooooooooonnnnnnnnnn
(et mettez le son hein, sinon c'est nettement moins drôle)

*vidéo retirée*
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Published by Magali et Alexandre - dans Avancements du projet LDT
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 23:49
Petit chenapan!
Et je repasse dans 5 minutes pour vérifier si c'est propre!

Bon.
Oui, ça devenait nécessaire de faire un peu de rangement dans ce blog. Oh, rien de bien méchant ni rien qui révolutionne l'allure générale à laquelle vous étiez habitués.
Il y a juste eu... comment dire... Un glissement de terrain?
Des choses à droite sont passées en haut ou ont carrément disparu...

*Dans le bandeau sous la bannière, nous avons déplacé le petit laïus explicatif (parce que y'en a qui se demandent encore de quoi il s'agit, ce dont nous pouvons déduire au choix, que 1/ ils ne lisent pas et regardent juste les images (je ne leur jetterai pas la pierre, je fais souvent pareil :p) ou 2/ ils s'installent devant leur ordinateur équipés d'oeillères, comme les chevaux -_-'. Par le fait, ils en perdent leur vision périphérique o_O.
Mais c'est résolu.

*En plus, nous avons ajouté dans ce même bandeau deux liens directs des plus emblématiques, l'un mène à la vidéokiannonce de "l'enfant merehdian" et le second renvoie au Prologue du même livre, disponible à la lecture dans un article qui est en train de s'enfoncer lamentablement au fond du blog, à mesure que ses successeurs lui appuient sur la tête.

*Nous avons aussi complété la galerie d'illustrations, en y ajoutant les illus récentes, ainsi que de nombreux zooms! Enjoy, les amis!!

*Et puis, parce qu'il n'est rien de plus concret que quelques chiffres, nous en avons ajouté un petit "bilan" dans la colonne de droite. Juste à côté, là, regarde, compagnon ... =>

Vous ressortirez de là tellement éminemment instruits, que vous pourrez vous pointer à tous les dîners mondains, vous targant d'un air entendu  :
"Peuh, mon cher Charles-Henri, point n'avez-vous donc de haute culture que vous ne connaissoit nenni du très châââtoyant Projêt êldêtêêêêêê et de ses moults pages réparties sur ô combien de chapitres! Vous me décevois fortement, Charles-Henri, je vous eûs cru tellement plus au fait que me vient l'envie de verser quelque larme dans ma fraise de fine dentelle".

Irène-Marie-Odette à raison. Quel manquement!
Mais cela ne vous arrivera pas, alors soyez tranquilles.

Et vous en saurez même un peu plus :
l'écriture du tome 2 est en cours, ça c'est déjà marqué en jaune ^^. Nous en sommes à 300 pages, de même...
Ce que le petit module de droite ne dit pas, c'est que nous entrons vraiment dans le feu de l'action avec ce tome 2.

Le temps des présentations et de poser les indispensables fondations de l'univers, c'est bien terminé!
L'ambiance devient électrique! Tout fout le camp!
Et là, il faut se familiariser avec les scènes d'action pure et (très) dure. Exercice déroutant lorsque l'on a passé un tome entier au préalable à asseoir des psychologies! (et bizarrement, on en sort presque fatigué physiquement O_O )

Le dernier chapitre en date porte le dossard 10. Serait-ce le capitaine de l'équipe? Pas impossible!
Déjà, il en a la carrure! 51 pages!!!!! Presque 1/10ème du bouquin à lui tout seul! De mémoire de LDT on avait jamais vu ça!!
Mais surtout, son grand mérite fut d'emballer le papa de LDT, j'ai nommé Sieur Nalex, the Ultimate Judge!
La première lecture du chapitre (nous en faisons une après écriture et une autre au terme des corrections finales) fut longue : 2 heures. A laquelle il faut rajouter une bonne heure de plus pour les discussions de forme et de fond qui s'ensuivent traditionnellement.
Cela fait, il y a eu un signe qui ne trompe pas : Alex a déclaré "il faut que j'en fasse une illu".
Deuxième signe qui ne trompe pas : une seconde lecture a eu lieu (le lendemain, hein, sinon on était pas rendus). D'une part, parce que le chapitre est dense et qu'il valait mieux avoir tous les éléments en main pour appréhender une mise en images précise. D'autre part, pour le plaisir de (re)voir nos persos dans un état tel qu'on ne les avait jamais vus!

D'ailleurs, c'était tellement particulier que depuis, il a fallu marquer une petite pause dans la rédaction du chapitre suivant.
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce tome 2 est une constante décharge d'adrénaline dans son élaboration. Dans un sens, il est plus complexe à mettre en place par le fait qu'il soit plus "fiévreux" dans le propos que le premier qui, lui, était plus introspectif. Mais en contrepartie, il constitue le test ultime : nos personnages ont-ils les épaules pour soutenir tout cela? Eh bien au stade où nous en sommes, et selon nos critères qui ne sont jamais que ce qu'ils sont, la réponse est OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !
Vous allez en ch*** des ronds de chapeau les gars
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Published by Magali et Alexandre - dans Avancements du projet LDT
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 13:04
Bonjooooouurrrrrr!!!! (un jour, on vous apprendra comment on dit bonjour dans L.D.T, ainsi que les diverses formes de salut ^o^. Il y en a au moins cinq!)

En attendant, consacrons-nous à la mise à jour du jour.
38... C'est un chouette chiffre... Il me semble même que c'est l'âge d'un de nos protagonistes...

Tiens, cela me donne un bon pied à l'étrier pour aborder un sujet : celui de l'organisation.
Au tout début de l'écriture du livre, cette organisation était inexistante. Roue totalement libre, textes jetés comme ça sur les feuilles... Il fallait bien déterrer tout le récit et tous les personnages du néant et pour ce faire, point de programme prédéterminé! Que de l'impromptu, de l'imprévisible!
 
Maintenant, forcément, c'est un peu différent.
Les personnages, leur background, les lieux, les situations, les implications et recoupements sont là et bien là, impossible désormais de les contourner.
Mais tout cela, il faut s'en souvenir!
Je parlais juste avant de l'âge des personnages. Il n'est pas rare qu'il en soit fait mention (notamment au sein de filiations, où il est souvent question de différences d'âge, etc...). S'ils n'étaient que deux ou trois ça irait... Là... On ne les compte plus et la plupart du temps, ils ne sont séparés que de deux ou trois ans.
Donc : O-R-G-A-N-I-S-A-T-I-O-N.

Nous avons donc constitué un dossier de documentation qui contient plein de choses à même de nous éviter certains écueils, comme nous avons pu en voir dans certains livres (genre un personnage brun qui se retrouvait quelques tomes plus tard avec des mèches blondes, des yeux sombres qui devenaient mystérieusement "clairs comme le ciel"   °_°).
Evitons, si c'est possible...

De quoi avons-nous le plus besoin dans L.D.T? Pas vraiment des descriptions physiques. Ils sont tous assez différents et caractéristiques pour qu'on ne se trompe guère.
En revanche, que serions-nous sans...

*LA CHRONOLOGIE : sous ce nom un peu erroné se cachent en fait  les "actes de naissance" de chacun de nos personnages. Tiens, ce serait une bonne idée de jeu, ça... Deviner l'âge d'après la tête! ^^

*LE CALENDRIER : le déroulement mois par mois (voir jour par jour) des évènements du tome 1. Il est en cours de définition pour le tome 2

*LE GLOSSAIRE : pourquoi faire? Parce que dans LDT, il y a un langage "étranger". Créé de toutes pièces, donc, sur des bases gardées secrètes, dans un coffre-fort, derrière un tableau, creusé dans un mur du salon, à gauche en entrant et dont le code est... Hum... -_-'
Eh oui, dans LDT, il  y en a qui causent pas bien la France et pire que tout : eh bien nul ne sait ce qu'ils racontent... Sauf nous. Cela nous amuse, que voulez-vous, nous sommes restés très jeunes.

Après cette partie technique, venons-en à celle qui justifie le titre phénoménal de cet article et pour lequel vous n'aurez aucun effort de lecture à fournir (j'en entends parmi vous qui soupirent de soulagement) : la partie en images!
Cela commençait à vous manquer, hein?
Ah c'est normal, mais les illus, vous savez, c'est comme le foie gras. Il ne faut en manger qu'à certaines occasions, sans quoi cela devient ordinaire et du coup, on n'apprécie plus le met à sa juste valeur...
Magnifique analogie...

Bon, on a été un peu chiens sur le coup. Pourquoi?  Parce que c'est une scène, et elle n'est même pas tirée de l'enfant merehdian. D'où? Eh bien du tome 2, les amis! Saviez-vous que nous avions dépassé les 250 pages? Et il s'en passe des choses! Mais il s'en paaaaassssseeee!
Cette illustration, intitulée "LA FIN D'UN JOUR" en est la preuve, si vous l'observez attentivement....
De plus, petite particularité, cette fois, c'est Mag (votre serviteuze, donc) qui en est l'auteur de bout en bout. Pour la petite histoire, elle ne ressemblait pas tout à fait à ça sur le crayonné de base. Le maître-enlumineur-merehdian-en-chef, j'ai nommé Alex, est passé par là pour le plus grand bien du rendu final.
L'idée d'allonger considérablement le dessin vers le bas est de lui. Dans mon rough, c'était un A4 standard qui manquait du dynamisme et de la profondeur nécessaires au rendu que nous voulions obtenir pour cette scène qui fait partie de celles que nous affectionnons tous deux.
Ah! Je me souviens le jour où nous en avons fait la lecture, un grand moment!

Voici donc "LA FIN D'UN JOUR"
Tous à vos loupes!!!!
Et pour continuer sur la notion d'inspiration musicale traitée la dernière fois, voici celle qui, par son ambiance, a bercé cette illustration :
ECOUTER
















































Nous avons hébergé une version sensiblement plus grande que ce que le blog nous permet d'afficher ICI.
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 14:26
Comment va? Bien remis du concours?
Booooon.

Nous ne vous referons pas le coup de sitôt, pas d'inquiétude. D'ailleurs, le jour 37 ne verra pas l'émergence de quelque évènement particulier.
Une petite mise à jour comme ça, dans la ligne directrice première de ce blog, c'est à dire, quelques réflexions déposées pour mémoire dans notre livre-souvenir virtuel.

Aujourd'hui, nous faisons un petit intermède muscial.
Quand bien même l'on écrit strictement pour se faire plaisir, cela n'exclut pas l'envie d'aller au fond des choses. Mais lorsque l'on n'a aucun "métier" dans le domaine (ni aucune envie d'en avoir, d'ailleurs), on se trouve ses propres biais, hors de toute technique "éprouvée", pour y parvenir.

Dans mon cas, j'utilise mon expérience d'illustratrice, et aussi différentes les deux disciplines peuvent-elles être dans l'absolu, ne serait-ce que par leur nature, j'y trouve une forte résonnance. Bon, cette résonnance est peut-être - sans doute - vectrice de certains défauts une fois transposée en écriture. Je pense notamment à une forte tendance contenue dans L.D.T qui fait que les personnages sont beaucoup décrits dans leurs gestes et leurs attitudes. C'est la fibre visuelle qui s'exprime, au détriment, probablement, du réel nécessaire descriptif.
Mais finalement, qu'importe, mmmmh?
Lorsque nous travaillons sur L.D.T et ce , quel qu'en soit le domaine, Alex et moi cherchons perpétuellement de quoi nourrir notre inspiration. Et je crois pouvoir affirmer en nos deux noms, sans trop me tromper, que cette inspiration est essentiellement musciale.
J'aborderai le thème sous un jour personnel, mais je sais pour l'avoir observé qu'Alex fonctionne à l'identique ^o^.

En fait, c'est une réflexion que je me faisais hier soir, au coeur d'une nuit vosgienne, comme j'étais en train de travailler un nouveau passage. Dans ce tome 2 où, comme dirait l'autre, "les athéniens s'atteignirent", ou en d 'autre termes, les évènements se bousculent très sérieusement, nombre de nos personnages se déploient avec plus d'envergure après avoir longuement mûri dans
l'enfant merehdian.

Et c'est en observant cette évolution que je me suis amusée de voir le chemin parcouru.
Ce chemin, au cours duquel ces protagonistes se sont montés de toutes pièces, n'aurait pas pu se faire de manière aussi jubilatoire sans ces inspirations en question.
Aussi, de la même façon que je ne pourrais jamais dessiner quoique ce soit sans avoir au préalable choisi une musique bien particulière que je me répèterai pour ainsi dire inlassablement jusqu'au terme de l'illustration, il n'est pas un paragraphe de L.D.T qui n'ait été bercé d'une mélodie bien spécifique.

Il serait fastidieux de décrire le processus dans son entier, aussi je m'en tiendrai à celui qui concerne, donc, les personnages. Dans L.D.T, chacun possède son thème. Une chanson donnée, inchangée et porteuse d'une sorte de potion magique qui a pour effet de me faciliter grandement la tâche quand il s'agit d'endosser le rôle du dit personnage. Un catalyseur de dédoublement de personnalité, en quelque sorte ^^.
Ces chansons ne sont pas choisies en l'air, évidemment. Toutes contiennent une part de concordance avec le sujet auquel elles se rapportent. Dans les paroles, bien sûr, mais aussi dans l'énergie, la sensation qu'elles véhiculent. Alors, il suffit de fermer les yeux, d'écouter et *pop*, l'on croit sentir la présence du personnage, embusqué quelque part, à portée de main.

C'est très amusant à mettre en pratique, en plus de s'avérer salvateur quand l'inspiration est un peu en berne.

Comme il n'est de sujet musical qui ne s'écoute, nous allons vous livrer là deux des nombreuses sources d'inspirations qui hantent nos scéances LDTiennes.

La première, "When the lights are down", est une de celles qu'Alex et moi avons en commun au sein du projet.  Sans se consulter, nous y avons tous deux trouvé un fort écho de l'univers en général.
Alors pour ceux qui s'attendaient à un monde bercé de mélopées celtico-oniriques, vous avouerez que c'est un peu loupé!
Désolée -_-'

La seconde, "Never Enough" compte parmi les morceaux alloués à 1 protagoniste. Dans son propos comme dans son atmosphère, celle-ci, nous l'avons attachée au pied de Feor, notre "homme à la lanterne".

Allez, on se secoue les cheveux!!!


WHEN THE LIGHTS ARE DOWN



NEVER ENOUGH


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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 18:44

Voilà! C'est fini!

Il est arrivé, la plume du heaume au vent, l'épée étincelante et les jointures bien graissées.
Il a cherché un promontoire pour surplomber la Dernière Terre (comment ça pète trop la classe), a levé sa lame et a hurlé (dans une résonance qui évoquait sensiblement un cri lancé dans une boîte de conserves) :
"JE VAINCRAI LE CHOCO-WARRIOR! GRRROOOOOAAAAAARRRRRR!!!!"  (rugissement bestial)

Vache, j'vous jure, nous on y était et c'était beau. Mais beau genre épique. Ces deux farouches guerriers qui s'affrontaient sous le regard frondeur de notre homme mystère, c'était un coup à vous faire sangloter un conducteur de 33 tonnes!

Mille bravos donc à Kaliom Lud, qui remporte, haut le gantelet, le set de cartes de
l'enfant merehdian.
(En première récompense, il a droit à un baiser de Reghia (je sais que ça va l'interpeler, ça)

*sssmmmaaaaccckkkk*

Il ne lui reste donc qu'à nous faire parvenir son adresse postale, via un pigeon voyageur (il peut aussi envoyer son page), et son set lui parviendra dans un délai maximal de deux semaines. 

Et merci à nos deux finalistes pour cet ultime affrontement super fair-play et tout en élégance très masculine (allons, allons, les filles, du calme). Nous nous sommes nous aussi bien amusés de ce petit jeu et nous avons adoré vous voir tourner vaillamment autour du pot.

Enfin, parce que Bald était un excellent adversaire, nous allons lui mailer deux fonds d'écran de l'enfant merehdian, car ce genre de petits trucs existent, sauf que nous n'avons pas encore pris la décision de les mettre en ligne!
Woooooh l'excluuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu. 
^o^/

A présent, on dit tous bonjour à notre fier et élégant...




            GHENT ILDORNE !!!!
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 11:42

Sttttttttttttooooooooooooooooooooooooooooopppppppppppppppppp!
C'est fini!!!!!!

En tous cas, pour la première partie.
La seconde commence!

En premier lieu, merci à Alexis, Tatooa, Zab, Ness, Stèph, Zordar et Malena pour leur participation. S'il n'y avait eu l'intervention de nos deux finalistes, certains d'entre vous étaient si proches pour une partie du nom qu'ils auraient passé ce tour.

Mais il nous faut privilégier entre vous tous ceux qui ont tapé le plus juste, et en l'occurence, il s'agit de Kaliom Lud, le chevalier de ces dames, et Baldwulf, le choco-warrior (des pointures, vous en conviendrez ^^ ).

Ils ont tous deux énoncé le prénom correct, ce qui leur ouvre droit à la finale des finales, le death-match, celui ou nous allons peut-être enfin assister à quelque chose de gore, depuis le temps qu'on attend que ça! Héhéhéhéhé.


    

   Le prénom de notre personnage était donc GHENT ( guènnT, merci ^o^).



Alors messieurs, retroussez vos manches (et pour les lapins, mettez vos oreilles en lieu sûr), coiffez votre heaume, dégainez votre sabre, le plus dur reste à faire!

S'agit à présent de trouver le patronyme.
Avant d'ouvrir les hostilités, je précise que, dans toutes les propositions faites par tous les participants, il n'y en a aucune qui s'en rapproche vraiment. On sent parmi vous une habitude des consonances inhérentes à un certain genre littéraire (sauf quelqu'un qui s'est essayé audacieusement à le nommer selon une célèbre boule chocolatée, huhu), ce qui pourrait, en soi, constituer une bonne piste, mais là... non O_O

Donc on repart avec les lettres dans le même sens : ORINLED

Kaliom étant le premier à avoir proposé "Ghent", il va recevoir dans l'instant le placement d'1 lettre via un mail. Il faut bien que la primauté soit récompensée d'une manière ou d'une autre. ^^

C'est donc le death-match :
autant de propositions qu'il faudra jusqu'à ce que l'un de vous en vienne à la bonne combinaison, vous pouvez y aller!

C'est donc au premier qui trouve (ou au premier qui tombera sur l'article du blog dans sa boîte, en définitive, urrrfffffff.)
Nous sommes là, nous guettons la fin est proche...

FIGHT!

NOTE IMPORTANTE : il est évident que Kaliom et Bald sont les seuls à pouvoir faire des propositions et ce, afin de ne pas fausser leur réflexion, merci ^^

Bon par contre, vous pouvez venir jeter des tomates aux organisateurs, nous maudire sur plusieurs générations, tout ça. C'est autorisé. Enfin... Il paraît o_°


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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 14:58

Regarder et lire, c'est bien beau, mais je trouve ça trop reposant. Alors vous allez vous sortir le doigt du... nez, et participer activement!
Non mais! On ne va pas tout faire nous-mêmes!
Fabriquer un sondage, c'est exténuant, je ne suis toujours pas remise des deux derniers et voilà qu'il faudrait recommencer? Hors de question!
Cette fois, vous allez mettre la main à la pâte, ô voyageurs éphémères!

Un nouveau personnage va être nommé, oui, mais c'est vous qui allez trouver la solution!

Quel intérêt? Pertinente question... Jouer c'est bien, mais jouer pour rien ce n'est pas drôle.
Aussi, nous avons décidé de mettre en jeu, non pas une Porsche, non pas un chèque de 1000 euros, mais mieux, bien mieux! (et là tout le monde sent poindre l'arnaque du siècle).
Le butin de cette course effrennée sera le désormais galactiquement célèbre set de cartes LDT. Avec les 5 cartes dépeignant 5 scènes du livre, plus, en bonus, 3 cartes de personnage et 5 marquetapage.
Alors avec ça, s'il n'y a pas du sang, des larmes et des tripes qui giclent sur les écrans, eh bin... Bin y'en aura pas! O_O

MERCI DE LIRE LE MODE DE PARTICIPATION ET LE DEROULEMENT DU JEU AVANT TOUTE CHOSE, sinon ce sera le chaos, et nous punissons le chaos par une mort très douloureuse. -_-

Prêts? L'écume au lèvres? La rage de vaincre?

C'est parti!

LE PRINCIPE :

Il s'agit donc de trouver le nom du personnage dont nous vous montrons le portrait ci-dessous.
Evidemment, nous n'allons pas vous demander de le sortir de nulle part, nous allons vous donner les lettres de son prénom et de son nom de famille, mais dans le désordre le plus total.

LE DEROULEMENT DU JEU :

La première étape (ou dernière, cela dépendra s'il y a ou nom de grands perspicaces parmi vous) s'achèvera 5 jours pile après le jour de mise en ligne de cet article.
Toi qui participes, tu as droit à 3 propositions (grands seigneurs, nous sommes).
LES PROPOSITIONS DOIVENT SE FAIRE EXCLUSIVEMENT DANS LA PARTIE "COMMENTAIRES" DE CET ARTICLE.
Nous avons ôté du blog un indice crucial qui traînait dans un article antérieur.
Ainsi, les plus curieux d'entre vous au moment où cet article a été publié partiront peut-être avec une petite longueur d'avance s'ils ont une bonne mémoire... Héhéhéhéhé!

LA VICTOIRE :

Elle n'est déclarée que lorsque le nom complet est reconstitué, bien sûr.
Si cela n'est pas le cas à la date de fin du jeu, nous prendrons parmi les participants ceux qui se seront approchés au plus près (ou auront éventuellement trouvé l'une ou l'autre des parties du nom, genre le prénom sans le nom, ou l'inverse) et ces grrrrands finalistes pourront repartir pour un tour, forts de leur avancée!

LE COURONNEMENT :

Sitôt la bonne réponse donnée, le jeu s'arrête et nous publions un article spécial pour annoncer le nom du vainqueur. Reste ensuite à celui-ci à nous communiquer ses coordonnées postales via le mail que nous donnerons en temps voulu. Il ou elle se verra expédier son set dans un délai maximal de deux semaines.

Il est évident que les personnes hantant ce blog et susceptibles de connaître le nom juste pour avoir déjà mis leur nez dans le livre sont priés de mettre leur petite bouche sous clé.

NOTE : les abonnés à la Missive LDT ont reçu un indice spécial via newsletter. Il faut toooouuujours rétribuer la fidélité ^^


A vous de jouer! Voici la bouille (au cas où elle vous inspire!!!) et les lettres :











    HETGN  ORINLED









Eh beh! Bonne chance!!!! ^^
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 14:18

Le jour 33 est celui où vous aurez besoin de lunettes, car il va y avoir de la lecture.

Mais avant toute chose, en hommage (pas posthume) à l'un de nos petits-abonnés-gentils dont le pseudo commence par K et finit par Liom nous allons donner la suite des noms des personnages en lice au dernier vote.
La seconde finaliste donc, après Feor, était une fille. Qui pour rappel, avait cette bouille...


  

Outre de grands nyeux gris, elle est aussi dotée d'un nom à patronyme, petite veinarde, à savoir : Reghia de Tilh.  Aaaah, la belle et grande bourgeoisie LDTienne!   (et euh, pour info, ça se prononce ré-gui-a  ^o^ )


Bien. A présent, en réponse à une gentille recrudescence mailesque ou forumesque vis à vis du contenu même de ce bougre de livre, notre Nalex national a pensé que ce pourrait être sympathique d'en offrir une bribe, là, comme ça, sur le blog. Après une concertation autour d'une trrrrrrrèèèèèsssss longue table avec nos chers protagonistes (ils ont leur mot à dire, et croyez-moi, avec les têtes de bois en présence ce fut houleux. On a dû en menacer certains à coup de blanco O_O'), décision fut donc prise de publier non pas une phrase, non pas un paragraphe, mais bel et bien le Prologue dans son entier.
Si avec ça on ne récolte pas quelques bisous, je veux bien me faire bénédictine!!

Note : les changements de police sont conformes à la présentation du livre. 




                                                           L'enfant merehdian


                                                              
PROLOGUE

                                                               
La Berceuse


      
«C’est un jour attendu depuis si longtemps. Mille éternités à craindre qu’il ne vienne jamais. De ces jours, quand, où que les regards se posent, le bonheur qu’ils rencontrent est sans limites. Un jour tel que l’horizon n’est plus assez vaste, ni les coeurs assez grands. L’air limpide n’est plus que musiques et échos d’allégresse.
     Je ne connais pas tout cela, cette fête, cette légèreté d’âme. Je vois ces visages : chacun me renvoie un sourire qui me glace le coeur. Je le sens, d’ailleurs, sous ma main, au fond de ma poitrine, il me fait déjà bien souffrir.
     Insidieuse malédiction, amenée sur moi par son plus angélique messager ! Est-ce cela ? Chantons-nous pour cela ? Dansons-nous pour cela, buvons-nous à cela ? Quel irrationnel ordre des choses offre si généreuse rétribution pour l’iniquité de nos actes?
     Je regarde ma main gantée de noir, d’un noir aussi profond que celui des nuages que je sens s’amonceler dans les cieux de mes lendemains. C’est bien ma main qui les a amenés, c’est bien ce que j’ai si ardemment désiré. Car je suis par toute ma foi l’instigateur de cette joie. Je l’ai défendue avec toute la rage de mes certitudes. Chaque instant, je n’ai pensé qu’à elles, mes précieuses certitudes. Je les ai placées au-dessus de tout pour qu’enfin, elles me hissent – nous hissent – vers l’espoir d’un jour comme celui-ci.
     Je regarde ma main gantée de noir et m’abîme dans ses profondeurs.
     Je bois à ma détresse. »

 

*


     Nous avons perdu le compte des jours aux alentours du trentième, peut-être. Je ne sais plus exactement, ma pauvre tête me fait défaut. Le matin, le soir, le froid, l’étouffant, tout se confond ici, tout se mêle en un seul et même voile opaque, impénétrable et oppressif. Et puis, il s’est incarné, ce voile. Pas en être de chair et de sang, non. Pourtant, je le sens qui m’enserre et m’accable. J’essaie de convaincre mon esprit que la fatigue, la faim et, je n’ose l’avouer qu’à moi-même, la peur, sont responsables de ces sensations. Celui que j’étais avant de partir aurait assimilé cela avec autrement plus de lucidité, je crois… Mais maintenant… Maintenant…

     Oh, nous sommes tous vivants, tous les quatre. À peine trois jours après avoir quitté le village - nous avions encore cette notion alors -  nous avons décidé de nouer nos poignets à une même corde. Nous avons dit que cela nous éviterait de nous perdre de vue, mais je crois que nous pressentions déjà l’écueil dans lequel nous avancions à tâtons.

     Pourtant nous nous sentions prêts. Avides même. Nous avions cette certitude commune que quelque chose pouvait exister, au-delà, que notre monde ne s’arrêtait pas à ces remparts nébuleux. L’on nous a traités de fous, et pire : de profanateurs. C’est peut-être vrai, après tout. Ne sommes-nous pas venus fouler la Dernière Terre ? Celle où nous dispersons les cendres de nos morts, et celle où ils peuvent renaître à force de paix, de silence, et d’oubli ? C’est ce que nous avons fait, et j’apprends aujourd’hui que le sacré se venge des impudents.

     Je sens les mouvements de mes compagnons raidir la corde. Nelead marche au-devant de moi. Lui si grand, si orgueilleux, je l’aperçois, il se recroqueville d’instant en instant. Il ne me parle plus. Ni à personne. J’aime tellement sa conversation pourtant. Son rire est fort et a retenti bien des soirs sous le toit de ma chaumière. Mais Nelead a cessé de rire bien avant de perdre la parole et d’ainsi me priver de la dernière étincelle de lumière dans ce tourment sans trêve. Alors j’écoute chanter Akil derrière moi. Il ne fait plus que cela. Mais je n’y trouve aucun réconfort. Sa belle voix grave et satinée des hommes de tranh s’est diluée dans le néant humide qui nous entoure. Sa bouche émet des notes incohérentes, rêches, glaçantes. Je reconnais cependant une berceuse en langue merehdiane, sublime legs descendu des Hautes-Blanches dont on nous enseigne qu’elle est mère de notre idiome des Basses-Terres. J’en connais des rudiments dont je ne suis pas peu fier. Même si aujourd’hui je préfèrerais les oublier pour ne rien comprendre de la litanie de mon compagnon, car elle me ramène au plus profond de ma désolation. Akil a laissé un fils de quatre neiges derrière lui. Il est le seul de notre groupe à être père. Si nous avions su ce qui nous attendait, je ne l’aurais jamais laissé nous accompagner. Nous n’avions pas tant à perdre. Nelead, Rell et moi-même sommes seuls. Mais Akil pensait, comme nous, que nous ne pouvions nous satisfaire de nescience. Ou ce que nous considérions comme telle. Que n’ai-je su comprendre que le silence ne dissimulait que le silence ! Quelle folie arrogante de me penser plus clairvoyant que mes contemporains et mes pères ! À présent nous errons sur la Dernière Terre où tout n’est qu’absence et larmes vides et je meurs de regrets.

     Mon Agrevie, mon sol, mon ciel ! Pourtant nous avons fait demi-tour il y a tant de temps ! Une fois les derniers soubresauts d’orgueil jugulés par l’évidence, nous nous en sommes retournés vers toi, je te le jure ! Et depuis nous ne cessons d’escalader ces lames de roche qui nous punissent par le sang et l’épuisement. Cette ouate sans lueur nous égare, se rit de nous. Comme elle a raison ! Rien ne viendra nous délivrer. Je l’ai d’abord craint, puis espéré jusqu’à l’obsession : un grondement sorti du néant, quelque bête affamée tentée par nos chairs épuisées, peu m’importe ! J’accueillerai la mort avec bonheur quelle que sera sa forme ! J’ai pensé à utiliser ma propre lame. J’y pense encore. Mais je pourrais manquer mon geste, et j’ai peur d’une longue agonie. Belle ironie, vraiment ! Mon âme souffre à perdre la raison, nous sommes devenus des ombres et je recèle toujours assez de veulerie pour continuer à avancer. Quand je croyais pouvoir encore trouver le chemin vers la lumière, je me faisais la promesse de vivre avec un appétit tellement plus grand, de ne plus laisser mon existence s’égrener entre mes doigts au gré d’un seul instant de paresse ou de découragement. Cette promesse s’est dissoute il y a une éternité. Demeure un souhait : mourir sans bassesse. Et mourir dans les bras d’un ami. Ils sont tout ce qu’il reste. Lorsque nous tombons de fatigue, c’est serrés les uns contre les autres, nous qui avons toujours eu trop de pudeur pour mettre des mots et des gestes sur notre amitié.

     Nelead s’est arrêté. Nous l’imitons en silence. Sauf Akil, qui chante toujours. Nelead se tourne vers moi avec lenteur. Il a l’air lucide. Enfin, je crois… Je ne suis pas certain de savoir encore reconnaître un homme lucide, en réalité. Mais il me regarde avec beaucoup d’intensité, j’ai la sensation qu’il me lit dans l’âme. C’est idiot. Peut-être va-t-il me parler ? Je voudrais tant entendre sa voix. Mais au lieu de cela, je le vois défaire le lien de corde à son poignet. Il observe les meurtrissures causées par le chanvre sur sa peau avec une expression curieuse. Je le vois sourire. Un sourire paisible, rassurant. Il a des yeux magnifiques. Je les discerne dans la semi-obscurité. Ils sont grands, verts, ils me font penser aux lacs de notre région, ceux où nous allions nous baigner à la saison douce. Il m’offre un regard qui pose un baume sur mon coeur. Puis il descend les rochers aiguisés jusqu’à Akil. Alors j’entends sa voix, enfin. Il ordonne à Akil de se taire et Akil se tait.

     « Je n’irai pas plus loin », ajoute Nelead.

     Personne ne répond. Nous le dévisageons tous trois, hébétés. Il s’assied sur la roche malaisée et fixe le mur opaque devant lui. Tout autour de lui. Il ne fera pas un pas de plus, je le sais et je crois que je comprends. Je vois Rell se détacher à son tour et aller le rejoindre. J’ai envie de faire de même. Je suis épuisé. J’ai froid. Je n’ai rien avalé depuis… Je ne sais plus. Il n’y a plus que nos vêtements détrempés de brouillard dont nous essorons l’eau pour nous désaltérer goutte à goutte. Cela suffit. S’ils renoncent alors je renonce. Je vais rester là avec eux et nous allons nous laisser mourir et oublier que nous mourons d’avoir simplement été curieux. Je défais mon lien mais la main d’Akil agrippe soudain mon poignet. Je distingue ses larges yeux noirs et ses longs cheveux, noirs également, collés aux angles de son visage. Je l’entends haleter. Pleurer peut-être. Mes yeux aussi sont fatigués à force de scruter l’impénétrable manteau dont nous sommes encerclés.

     « Il faut continuer Neygid », me supplie-t-il.
     Son palais rechigne à la juste prononciation de mon nom. Ce dernier n’a jamais fait bon ménage avec son fort accent merehdian. Je me demande pourquoi cette pensée me vient en tête alors que mon ami est là, suspendu à mon bras et m’implore. J’essaie de lui répondre, mais d’abord mes lèvres et ma langue sont engourdies tant mon dernier mot prononcé remonte à des âges entiers. Je persévère et finis par extirper de ma bouche des paroles que j’entends presque inarticulées.

     « C’est fini Akil, nous sommes perdus.

     — Non ! Non ! » crie Akil.
     La pesanteur du brouillard ne permet même pas à sa voix de résonner. Elle se heurte à l’intangible muraille et demeure sourde.
     « Je ne peux pas arrêter ! Je ne peux pas mourir ici comme un chien !

     — Tu mourras tout de même. »

     C’est la voix de Rell mais c’est comme écouter un étranger.

     « Non ! »

     Cette fois, Akil pleure, j’en suis sûr.

     « Nous n’avons pas marché tout ce temps pour n’arriver nulle part à la fin ! Nous n’avons cessé de grimper depuis des jours et des jours ! La surface ne peut plus être loin, il faut continuer !

     — Quelle surface ? » hurle soudain Nelead.

     Il bondit du rocher où il était assis et se rue sur Akil. Son pied glisse sur la pierre humide, il amortit sa lourde chute avec ses mains et quand il se relève, je crois voir du sang sur ses doigts. Il se jette sur Akil et le renverse au milieu des reliefs affilés. C’est à peine si Rell se retourne. Il reste assis, il ne fera rien. Pourtant Nelead a passé ses mains autour de la gorge d’Akil et je l’entends grogner, souffler entre ses dents tandis qu’il serre et s’acharne. Akil ne se débat pas, il n’en a sûrement pas la force. Il laisse Nelead étouffer ses sanglots.

     Je les regarde et je pense à la berceuse merehdiane. Je me souviens de la nuit où le fils d’Akil est né. Il avait quinze hivers à ce moment-là et la raison pour laquelle je m’en souviens si nettement c’est que j’avais été saisi par l’expression sur son visage face à l’enfant posé dans ses bras. Un émerveillement candide se mêlait à une maturité tout neuve. Le regard dont il couvait son héritier avait tout de celui d’un homme prêt à mourir pour lui.
     Alors je rassemble ma dernière flamme, ma dernière volonté et je frappe Nelead à la tête. Mon ami dirige sa fureur, non, sa détresse, sur moi. C’est moi qu’il empoigne à présent. Je ne peux pas lui en vouloir. J’ai juste le temps de conjurer Akil de nous abandonner et chercher cette surface à laquelle nous n’avons pas le droit de le laisser renoncer. Si cela peut racheter notre si terrible faute d’avoir consenti à ce qu’il quitte notre monde…

     Il comprend mon geste. Il disparaît dans la brume. Rell est toujours là, près de nous, il tourne le dos à mes râles d’asphyxie. Je plonge mes yeux dans ceux de Nelead. Les si beaux yeux du meilleur ami que j’aie jamais eu. Je voudrais le lui dire. Combien tu as compté, combien notre lien m’est précieux. Combien je te pardonne, Nelead. Tu exauces mon dernier désir, car à défaut de mourir dans tes bras, je mourrai de ta main et en cet instant, je ne fais plus la différence. Ce rictus hystérique qui te défigure, il se fond en un doux sourire à mesure que ma vision se trouble. C’est presque la fin.

     Mon crâne me pèse comme du granit. Je ne respire plus. Les brumes se dissipent.
     Enfin.

     Je te pardonne Nelead…



     Mon Agrevie.



*



Si tu sais entrevoir la paix sous l’amer

Si au coeur ton coeur ne se glace

Parce qu’elle rage en bourrasques de fi n des temps

Si tu entends les soupirs par-delà la hurlante

Elle s’épuisera en ses propres furies

Elle est telle qu’elle fut faite

Bercée de neige et de glace

Amène et âcre

Merehde


Tu me viens du fin fond du monde

Frêle statue de givre, pérennité sans nom

Ton aurore lui ressemble

Bourrasque de fin des temps

Et ton cri l’emporte sur les siens

Et tu l’emportes sur moi

Tu m’attaches à la neige et la glace

À l’amène et à l’âcre

Enfant


Mon visage en offrande à tes serres

Le gel et la terre de ton sein pour crevasser mes paumes

Tes lames bleues pour fendre mes lèvres

Tes gifles sifflantes pour que pleure l’adversaire couleur de mes yeux

Prends mon tribut de fièvre et d’obscurité

Mes racines, mes vérités, mes désirs

Mêle-les de neige et de glace

D’amène et d’âcre

Merehde


Je t’apprendrai à entrevoir la paix sous l’amer

Te ferai connaître le parfum du sang, la saveur des larmes

Et je t’étreindrai contre ma poitrine

Et tu entendras battre l’amour en bourrasques de fin des temps

Tu seras tel que je te fis

D’ombre tes prunelles, de nuit tes cheveux

De neige la pureté de ton âme et de glace les langueurs de ton corps

Amène et âcre

Mon enfant de Merehde



Traduction de la berceuse merehdiane « Sasn’mereihde ni nölsteen »



***

 


                                                                         

 

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Published by Magali et Alexandre - dans Avancements du projet LDT
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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 13:28
C'était prévu, c'est chose faite!

Nous vous avons préparé une vidéo/compte-rendu de la soirée LDT.

Du rire, de la boustifaille, de l'émotion aussi, et la lecture religieuse à voix haut du Prologue... Nous garderons un beau souvenir de cette petite fête en l'honneur de notre tome 1 chéri!

Musique : "the Pendulous Fall". Kamelot




 

 

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Published by Magali et Alexandre - dans Avancements du projet LDT
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