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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 14:58

Regarder et lire, c'est bien beau, mais je trouve ça trop reposant. Alors vous allez vous sortir le doigt du... nez, et participer activement!
Non mais! On ne va pas tout faire nous-mêmes!
Fabriquer un sondage, c'est exténuant, je ne suis toujours pas remise des deux derniers et voilà qu'il faudrait recommencer? Hors de question!
Cette fois, vous allez mettre la main à la pâte, ô voyageurs éphémères!

Un nouveau personnage va être nommé, oui, mais c'est vous qui allez trouver la solution!

Quel intérêt? Pertinente question... Jouer c'est bien, mais jouer pour rien ce n'est pas drôle.
Aussi, nous avons décidé de mettre en jeu, non pas une Porsche, non pas un chèque de 1000 euros, mais mieux, bien mieux! (et là tout le monde sent poindre l'arnaque du siècle).
Le butin de cette course effrennée sera le désormais galactiquement célèbre set de cartes LDT. Avec les 5 cartes dépeignant 5 scènes du livre, plus, en bonus, 3 cartes de personnage et 5 marquetapage.
Alors avec ça, s'il n'y a pas du sang, des larmes et des tripes qui giclent sur les écrans, eh bin... Bin y'en aura pas! O_O

MERCI DE LIRE LE MODE DE PARTICIPATION ET LE DEROULEMENT DU JEU AVANT TOUTE CHOSE, sinon ce sera le chaos, et nous punissons le chaos par une mort très douloureuse. -_-

Prêts? L'écume au lèvres? La rage de vaincre?

C'est parti!

LE PRINCIPE :

Il s'agit donc de trouver le nom du personnage dont nous vous montrons le portrait ci-dessous.
Evidemment, nous n'allons pas vous demander de le sortir de nulle part, nous allons vous donner les lettres de son prénom et de son nom de famille, mais dans le désordre le plus total.

LE DEROULEMENT DU JEU :

La première étape (ou dernière, cela dépendra s'il y a ou nom de grands perspicaces parmi vous) s'achèvera 5 jours pile après le jour de mise en ligne de cet article.
Toi qui participes, tu as droit à 3 propositions (grands seigneurs, nous sommes).
LES PROPOSITIONS DOIVENT SE FAIRE EXCLUSIVEMENT DANS LA PARTIE "COMMENTAIRES" DE CET ARTICLE.
Nous avons ôté du blog un indice crucial qui traînait dans un article antérieur.
Ainsi, les plus curieux d'entre vous au moment où cet article a été publié partiront peut-être avec une petite longueur d'avance s'ils ont une bonne mémoire... Héhéhéhéhé!

LA VICTOIRE :

Elle n'est déclarée que lorsque le nom complet est reconstitué, bien sûr.
Si cela n'est pas le cas à la date de fin du jeu, nous prendrons parmi les participants ceux qui se seront approchés au plus près (ou auront éventuellement trouvé l'une ou l'autre des parties du nom, genre le prénom sans le nom, ou l'inverse) et ces grrrrands finalistes pourront repartir pour un tour, forts de leur avancée!

LE COURONNEMENT :

Sitôt la bonne réponse donnée, le jeu s'arrête et nous publions un article spécial pour annoncer le nom du vainqueur. Reste ensuite à celui-ci à nous communiquer ses coordonnées postales via le mail que nous donnerons en temps voulu. Il ou elle se verra expédier son set dans un délai maximal de deux semaines.

Il est évident que les personnes hantant ce blog et susceptibles de connaître le nom juste pour avoir déjà mis leur nez dans le livre sont priés de mettre leur petite bouche sous clé.

NOTE : les abonnés à la Missive LDT ont reçu un indice spécial via newsletter. Il faut toooouuujours rétribuer la fidélité ^^


A vous de jouer! Voici la bouille (au cas où elle vous inspire!!!) et les lettres :











    HETGN  ORINLED









Eh beh! Bonne chance!!!! ^^
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 14:18

Le jour 33 est celui où vous aurez besoin de lunettes, car il va y avoir de la lecture.

Mais avant toute chose, en hommage (pas posthume) à l'un de nos petits-abonnés-gentils dont le pseudo commence par K et finit par Liom nous allons donner la suite des noms des personnages en lice au dernier vote.
La seconde finaliste donc, après Feor, était une fille. Qui pour rappel, avait cette bouille...


  

Outre de grands nyeux gris, elle est aussi dotée d'un nom à patronyme, petite veinarde, à savoir : Reghia de Tilh.  Aaaah, la belle et grande bourgeoisie LDTienne!   (et euh, pour info, ça se prononce ré-gui-a  ^o^ )


Bien. A présent, en réponse à une gentille recrudescence mailesque ou forumesque vis à vis du contenu même de ce bougre de livre, notre Nalex national a pensé que ce pourrait être sympathique d'en offrir une bribe, là, comme ça, sur le blog. Après une concertation autour d'une trrrrrrrèèèèèsssss longue table avec nos chers protagonistes (ils ont leur mot à dire, et croyez-moi, avec les têtes de bois en présence ce fut houleux. On a dû en menacer certains à coup de blanco O_O'), décision fut donc prise de publier non pas une phrase, non pas un paragraphe, mais bel et bien le Prologue dans son entier.
Si avec ça on ne récolte pas quelques bisous, je veux bien me faire bénédictine!!

Note : les changements de police sont conformes à la présentation du livre. 




                                                           L'enfant merehdian


                                                              
PROLOGUE

                                                               
La Berceuse


      
«C’est un jour attendu depuis si longtemps. Mille éternités à craindre qu’il ne vienne jamais. De ces jours, quand, où que les regards se posent, le bonheur qu’ils rencontrent est sans limites. Un jour tel que l’horizon n’est plus assez vaste, ni les coeurs assez grands. L’air limpide n’est plus que musiques et échos d’allégresse.
     Je ne connais pas tout cela, cette fête, cette légèreté d’âme. Je vois ces visages : chacun me renvoie un sourire qui me glace le coeur. Je le sens, d’ailleurs, sous ma main, au fond de ma poitrine, il me fait déjà bien souffrir.
     Insidieuse malédiction, amenée sur moi par son plus angélique messager ! Est-ce cela ? Chantons-nous pour cela ? Dansons-nous pour cela, buvons-nous à cela ? Quel irrationnel ordre des choses offre si généreuse rétribution pour l’iniquité de nos actes?
     Je regarde ma main gantée de noir, d’un noir aussi profond que celui des nuages que je sens s’amonceler dans les cieux de mes lendemains. C’est bien ma main qui les a amenés, c’est bien ce que j’ai si ardemment désiré. Car je suis par toute ma foi l’instigateur de cette joie. Je l’ai défendue avec toute la rage de mes certitudes. Chaque instant, je n’ai pensé qu’à elles, mes précieuses certitudes. Je les ai placées au-dessus de tout pour qu’enfin, elles me hissent – nous hissent – vers l’espoir d’un jour comme celui-ci.
     Je regarde ma main gantée de noir et m’abîme dans ses profondeurs.
     Je bois à ma détresse. »

 

*


     Nous avons perdu le compte des jours aux alentours du trentième, peut-être. Je ne sais plus exactement, ma pauvre tête me fait défaut. Le matin, le soir, le froid, l’étouffant, tout se confond ici, tout se mêle en un seul et même voile opaque, impénétrable et oppressif. Et puis, il s’est incarné, ce voile. Pas en être de chair et de sang, non. Pourtant, je le sens qui m’enserre et m’accable. J’essaie de convaincre mon esprit que la fatigue, la faim et, je n’ose l’avouer qu’à moi-même, la peur, sont responsables de ces sensations. Celui que j’étais avant de partir aurait assimilé cela avec autrement plus de lucidité, je crois… Mais maintenant… Maintenant…

     Oh, nous sommes tous vivants, tous les quatre. À peine trois jours après avoir quitté le village - nous avions encore cette notion alors -  nous avons décidé de nouer nos poignets à une même corde. Nous avons dit que cela nous éviterait de nous perdre de vue, mais je crois que nous pressentions déjà l’écueil dans lequel nous avancions à tâtons.

     Pourtant nous nous sentions prêts. Avides même. Nous avions cette certitude commune que quelque chose pouvait exister, au-delà, que notre monde ne s’arrêtait pas à ces remparts nébuleux. L’on nous a traités de fous, et pire : de profanateurs. C’est peut-être vrai, après tout. Ne sommes-nous pas venus fouler la Dernière Terre ? Celle où nous dispersons les cendres de nos morts, et celle où ils peuvent renaître à force de paix, de silence, et d’oubli ? C’est ce que nous avons fait, et j’apprends aujourd’hui que le sacré se venge des impudents.

     Je sens les mouvements de mes compagnons raidir la corde. Nelead marche au-devant de moi. Lui si grand, si orgueilleux, je l’aperçois, il se recroqueville d’instant en instant. Il ne me parle plus. Ni à personne. J’aime tellement sa conversation pourtant. Son rire est fort et a retenti bien des soirs sous le toit de ma chaumière. Mais Nelead a cessé de rire bien avant de perdre la parole et d’ainsi me priver de la dernière étincelle de lumière dans ce tourment sans trêve. Alors j’écoute chanter Akil derrière moi. Il ne fait plus que cela. Mais je n’y trouve aucun réconfort. Sa belle voix grave et satinée des hommes de tranh s’est diluée dans le néant humide qui nous entoure. Sa bouche émet des notes incohérentes, rêches, glaçantes. Je reconnais cependant une berceuse en langue merehdiane, sublime legs descendu des Hautes-Blanches dont on nous enseigne qu’elle est mère de notre idiome des Basses-Terres. J’en connais des rudiments dont je ne suis pas peu fier. Même si aujourd’hui je préfèrerais les oublier pour ne rien comprendre de la litanie de mon compagnon, car elle me ramène au plus profond de ma désolation. Akil a laissé un fils de quatre neiges derrière lui. Il est le seul de notre groupe à être père. Si nous avions su ce qui nous attendait, je ne l’aurais jamais laissé nous accompagner. Nous n’avions pas tant à perdre. Nelead, Rell et moi-même sommes seuls. Mais Akil pensait, comme nous, que nous ne pouvions nous satisfaire de nescience. Ou ce que nous considérions comme telle. Que n’ai-je su comprendre que le silence ne dissimulait que le silence ! Quelle folie arrogante de me penser plus clairvoyant que mes contemporains et mes pères ! À présent nous errons sur la Dernière Terre où tout n’est qu’absence et larmes vides et je meurs de regrets.

     Mon Agrevie, mon sol, mon ciel ! Pourtant nous avons fait demi-tour il y a tant de temps ! Une fois les derniers soubresauts d’orgueil jugulés par l’évidence, nous nous en sommes retournés vers toi, je te le jure ! Et depuis nous ne cessons d’escalader ces lames de roche qui nous punissent par le sang et l’épuisement. Cette ouate sans lueur nous égare, se rit de nous. Comme elle a raison ! Rien ne viendra nous délivrer. Je l’ai d’abord craint, puis espéré jusqu’à l’obsession : un grondement sorti du néant, quelque bête affamée tentée par nos chairs épuisées, peu m’importe ! J’accueillerai la mort avec bonheur quelle que sera sa forme ! J’ai pensé à utiliser ma propre lame. J’y pense encore. Mais je pourrais manquer mon geste, et j’ai peur d’une longue agonie. Belle ironie, vraiment ! Mon âme souffre à perdre la raison, nous sommes devenus des ombres et je recèle toujours assez de veulerie pour continuer à avancer. Quand je croyais pouvoir encore trouver le chemin vers la lumière, je me faisais la promesse de vivre avec un appétit tellement plus grand, de ne plus laisser mon existence s’égrener entre mes doigts au gré d’un seul instant de paresse ou de découragement. Cette promesse s’est dissoute il y a une éternité. Demeure un souhait : mourir sans bassesse. Et mourir dans les bras d’un ami. Ils sont tout ce qu’il reste. Lorsque nous tombons de fatigue, c’est serrés les uns contre les autres, nous qui avons toujours eu trop de pudeur pour mettre des mots et des gestes sur notre amitié.

     Nelead s’est arrêté. Nous l’imitons en silence. Sauf Akil, qui chante toujours. Nelead se tourne vers moi avec lenteur. Il a l’air lucide. Enfin, je crois… Je ne suis pas certain de savoir encore reconnaître un homme lucide, en réalité. Mais il me regarde avec beaucoup d’intensité, j’ai la sensation qu’il me lit dans l’âme. C’est idiot. Peut-être va-t-il me parler ? Je voudrais tant entendre sa voix. Mais au lieu de cela, je le vois défaire le lien de corde à son poignet. Il observe les meurtrissures causées par le chanvre sur sa peau avec une expression curieuse. Je le vois sourire. Un sourire paisible, rassurant. Il a des yeux magnifiques. Je les discerne dans la semi-obscurité. Ils sont grands, verts, ils me font penser aux lacs de notre région, ceux où nous allions nous baigner à la saison douce. Il m’offre un regard qui pose un baume sur mon coeur. Puis il descend les rochers aiguisés jusqu’à Akil. Alors j’entends sa voix, enfin. Il ordonne à Akil de se taire et Akil se tait.

     « Je n’irai pas plus loin », ajoute Nelead.

     Personne ne répond. Nous le dévisageons tous trois, hébétés. Il s’assied sur la roche malaisée et fixe le mur opaque devant lui. Tout autour de lui. Il ne fera pas un pas de plus, je le sais et je crois que je comprends. Je vois Rell se détacher à son tour et aller le rejoindre. J’ai envie de faire de même. Je suis épuisé. J’ai froid. Je n’ai rien avalé depuis… Je ne sais plus. Il n’y a plus que nos vêtements détrempés de brouillard dont nous essorons l’eau pour nous désaltérer goutte à goutte. Cela suffit. S’ils renoncent alors je renonce. Je vais rester là avec eux et nous allons nous laisser mourir et oublier que nous mourons d’avoir simplement été curieux. Je défais mon lien mais la main d’Akil agrippe soudain mon poignet. Je distingue ses larges yeux noirs et ses longs cheveux, noirs également, collés aux angles de son visage. Je l’entends haleter. Pleurer peut-être. Mes yeux aussi sont fatigués à force de scruter l’impénétrable manteau dont nous sommes encerclés.

     « Il faut continuer Neygid », me supplie-t-il.
     Son palais rechigne à la juste prononciation de mon nom. Ce dernier n’a jamais fait bon ménage avec son fort accent merehdian. Je me demande pourquoi cette pensée me vient en tête alors que mon ami est là, suspendu à mon bras et m’implore. J’essaie de lui répondre, mais d’abord mes lèvres et ma langue sont engourdies tant mon dernier mot prononcé remonte à des âges entiers. Je persévère et finis par extirper de ma bouche des paroles que j’entends presque inarticulées.

     « C’est fini Akil, nous sommes perdus.

     — Non ! Non ! » crie Akil.
     La pesanteur du brouillard ne permet même pas à sa voix de résonner. Elle se heurte à l’intangible muraille et demeure sourde.
     « Je ne peux pas arrêter ! Je ne peux pas mourir ici comme un chien !

     — Tu mourras tout de même. »

     C’est la voix de Rell mais c’est comme écouter un étranger.

     « Non ! »

     Cette fois, Akil pleure, j’en suis sûr.

     « Nous n’avons pas marché tout ce temps pour n’arriver nulle part à la fin ! Nous n’avons cessé de grimper depuis des jours et des jours ! La surface ne peut plus être loin, il faut continuer !

     — Quelle surface ? » hurle soudain Nelead.

     Il bondit du rocher où il était assis et se rue sur Akil. Son pied glisse sur la pierre humide, il amortit sa lourde chute avec ses mains et quand il se relève, je crois voir du sang sur ses doigts. Il se jette sur Akil et le renverse au milieu des reliefs affilés. C’est à peine si Rell se retourne. Il reste assis, il ne fera rien. Pourtant Nelead a passé ses mains autour de la gorge d’Akil et je l’entends grogner, souffler entre ses dents tandis qu’il serre et s’acharne. Akil ne se débat pas, il n’en a sûrement pas la force. Il laisse Nelead étouffer ses sanglots.

     Je les regarde et je pense à la berceuse merehdiane. Je me souviens de la nuit où le fils d’Akil est né. Il avait quinze hivers à ce moment-là et la raison pour laquelle je m’en souviens si nettement c’est que j’avais été saisi par l’expression sur son visage face à l’enfant posé dans ses bras. Un émerveillement candide se mêlait à une maturité tout neuve. Le regard dont il couvait son héritier avait tout de celui d’un homme prêt à mourir pour lui.
     Alors je rassemble ma dernière flamme, ma dernière volonté et je frappe Nelead à la tête. Mon ami dirige sa fureur, non, sa détresse, sur moi. C’est moi qu’il empoigne à présent. Je ne peux pas lui en vouloir. J’ai juste le temps de conjurer Akil de nous abandonner et chercher cette surface à laquelle nous n’avons pas le droit de le laisser renoncer. Si cela peut racheter notre si terrible faute d’avoir consenti à ce qu’il quitte notre monde…

     Il comprend mon geste. Il disparaît dans la brume. Rell est toujours là, près de nous, il tourne le dos à mes râles d’asphyxie. Je plonge mes yeux dans ceux de Nelead. Les si beaux yeux du meilleur ami que j’aie jamais eu. Je voudrais le lui dire. Combien tu as compté, combien notre lien m’est précieux. Combien je te pardonne, Nelead. Tu exauces mon dernier désir, car à défaut de mourir dans tes bras, je mourrai de ta main et en cet instant, je ne fais plus la différence. Ce rictus hystérique qui te défigure, il se fond en un doux sourire à mesure que ma vision se trouble. C’est presque la fin.

     Mon crâne me pèse comme du granit. Je ne respire plus. Les brumes se dissipent.
     Enfin.

     Je te pardonne Nelead…



     Mon Agrevie.



*



Si tu sais entrevoir la paix sous l’amer

Si au coeur ton coeur ne se glace

Parce qu’elle rage en bourrasques de fi n des temps

Si tu entends les soupirs par-delà la hurlante

Elle s’épuisera en ses propres furies

Elle est telle qu’elle fut faite

Bercée de neige et de glace

Amène et âcre

Merehde


Tu me viens du fin fond du monde

Frêle statue de givre, pérennité sans nom

Ton aurore lui ressemble

Bourrasque de fin des temps

Et ton cri l’emporte sur les siens

Et tu l’emportes sur moi

Tu m’attaches à la neige et la glace

À l’amène et à l’âcre

Enfant


Mon visage en offrande à tes serres

Le gel et la terre de ton sein pour crevasser mes paumes

Tes lames bleues pour fendre mes lèvres

Tes gifles sifflantes pour que pleure l’adversaire couleur de mes yeux

Prends mon tribut de fièvre et d’obscurité

Mes racines, mes vérités, mes désirs

Mêle-les de neige et de glace

D’amène et d’âcre

Merehde


Je t’apprendrai à entrevoir la paix sous l’amer

Te ferai connaître le parfum du sang, la saveur des larmes

Et je t’étreindrai contre ma poitrine

Et tu entendras battre l’amour en bourrasques de fin des temps

Tu seras tel que je te fis

D’ombre tes prunelles, de nuit tes cheveux

De neige la pureté de ton âme et de glace les langueurs de ton corps

Amène et âcre

Mon enfant de Merehde



Traduction de la berceuse merehdiane « Sasn’mereihde ni nölsteen »



***

 


                                                                         

 

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 13:28
C'était prévu, c'est chose faite!

Nous vous avons préparé une vidéo/compte-rendu de la soirée LDT.

Du rire, de la boustifaille, de l'émotion aussi, et la lecture religieuse à voix haut du Prologue... Nous garderons un beau souvenir de cette petite fête en l'honneur de notre tome 1 chéri!

Musique : "the Pendulous Fall". Kamelot




 

 

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 14:01
Bonjour à tousse! (kof !kof!)

Cependant que la qualité de mon orthographe s'améliore au fil des jours, nous voici au numéro 31. 
Avant d'exposer à vos petits yeux mous une tête pas tout à fait nouvelle, voici où nous en sommes, faisons l'état des lieux de la situation :

* Il y a deux exemplaires qui sont en train de rentrer le ventrou sous les presses de l'imprimeur, ces mêmes deux exemplaires qui seront les premiers à être distribués aux lecteurs-pionniers des aventures LDTesques. Je ne sais pas si eux trépignent en tous cas de mon côté j'ai déjà entamé mes ongles. Pour la part d'Alex, c'est la zénitude, mais m'est avis qu'il fera moins le fier quand il s'agira de mettre le livre dans le carton d'expédition. (Note : les propos publiés ici sont totalement arbitraires, Alex possède les pleins droits de me mettre un coudboul virtuel à a moindre offense. Uuuuurrrfffff.)

* Il y a du rififi dans le tome 2 qui avance à grrrrraaaandes foulées. Nous arrivons aux abords de la première centaine de pages sans vraiment y prêter attention. Mais il faut bien faire un petit compte pour vous donner une indication concrète, parce que si l'on vous livrait la chose sous la forme : "On en est au moment de l'histoire où Bidule fait machin à Bouip et contre toute attente, Bouip se révèle être un ploup extrêmement fluff", cela risquerait d'apparaître tout de suite un poil moins parlant. 

Que voulez-vous, le projet LDT, pour nous, c'est comme le tiercé pour Omar Sharif : c'est notre grande passion.

En parallèle, les visions de la Dernière Terre continuent à faire *pop* dans l'esprit d'Alex, lorsque la somme dantesque de son travail le lui permet.
Aujourd'hui, c'est donc une tête connue, mais de celles dont on ne se lasse pas. Enfin, dont moi je me lasse pas. C'est moi qui compte. Non mais. Prout quoi.

Magnifique, inénarrable, c'est ***!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (bin oui, vous n'avez pas voté pour lui, bande d'ingrats, alors vous pouvez pas connaître son nom!!! Hiirrrffff!!! Sauf Mag. B. Elle elle n'est pas ingrate ^o^)




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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 16:11
Encore une photo aujourd'hui, cette fois pour vous montrer ce que nous intitulerons en terme maudèrneuh le "pack LDT". 
Nous vous le montrons là dans sa version quasi-complète. En effet, il comprendra une sixième illustration, encore inédite et évidemment, moults cartes de personnages supplémentaires (l'une d'entre elles est d'ailleurs livrée en ce moment  à elle-même dans les méandres du labyrinthe postal.)

Les marque-pages que vous voyez là sont arrivés aujourd'hui et nous en sommes contents, mais surtout, pour l'anecdote, sachez qu'ils sont de la même couleur que la couverture initiale du livre. Nous avons donc changé ce vert / bleuté / foncé pour une charte blanche plus en phase avec le livre pour... de nombreuses raisons ^^.


pck-ldt.jpg



































Et parce que LDT, ce n'est pas qu'un développement matériel mais avant tout un univers servi par ses personnages, voici donc venir l'état civil (urfff) du second ex-aequo du vote précédent.

On a même trouvé quelqu'un pour faire les roulements de tambour...



pucca12.gif





undefinedDonc, surnommé affectueusement (ou pas) "la fouine" par les duettistes-créateurs, celui-ci se nomme Feor Elliem (Feor de son prénom of course). Enfin un patronyme!


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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 14:45
A une mise à jour près on faisait un compte rond, on tombait sur le jour 30 pour LA grande occasion, et là, tout le monde se disait : waaaah, c'est quand même bien fichu ce blog!

Manque de bol, à force d'atermoyer la mise à jour qui nommerait, comme annoncé, l'homme à la lanterne, nous avons fini par nous faire devancer par le livre lui-même.

Il est arrivé ce matin, tout seul :  même le monceau habituel de pubs n'a pas osé venir troubler son règne tout-puissant au sein de la boîte aux lettres. Accueilli par un franc et massif (et totalement instinctif)  "woh pu**** ", la main fut tremblante au moment de défaire l'emballage. 
Et depuis, pas moyen d'arrêter de le tripoter en tous sens ^^, c'est une sensation totalement indescriptible! Heureusement que la couverture est protégée par un bô pelliculage brillant, nous pouvons donc jouer du chiffon à lunettes dès que les traces de doigts se font trop nombreuses.

Ah! Il est beau! Il sent bon! Il est tout clean à l'intérieur, juste comme on le voulait, imprimé sur un beau papier bien blanc.
Mais surtout, surtout, il est trop, trop joli. Après avoir tant hésité à la réalisation du PDF, s'être posé tant de questions sur le bien-fondé de tel ou tel réglage, avoir d'innombrables fois vérifié, re-vérifié le bon ordre des chapitres, des entêtes, le bon agencement des pages, il est en tous points conforme à ce que nous souhaitions. 

C'est vraiment une satisfaction sans pareille et une émotion singulière de pouvoir le tenir enfin. C'est comme s'il prenait une toute autre dimension, et aussi bizarre que cela puisse paraître, même en le connaissant de fond en combles, ligne par ligne, c'est comme le redécouvrir tout entier. 

D'ailleurs, tout en rédigeant cet article, je l'ai devant moi, et mes yeux n'ont de cesse de faire l'aller-retour avec l'écran!!!!
Allez, je retourne lui faire un câlinou et vous laisse en compagnie des fameux clichés que nous vous avions promis. Pris le jour même, tout juste sorti de son emballage! C'est ce qu'on appelle des nouvelles fraîches!

Merehdian child powaaaaaaaaaaaaa!




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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 22:37

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Regardez comme il est choli le premier goodie officiel de LDT!!!
Il est bôôôôô!
Il est grrrrraaaaannddddddd!!!!!

Et le mieux, c'est que bientôt, il sera en vente, avec d'autres produits dérivés (posters de différentes tailles, cartes postales, marques-page etc... ), le tout dans la future boutique spécialement dédiée.

Ah bah, quand on fait les choses, autant ne pas les faire à moitié. Puis après tout, à la base, ce blog n'est-il pas tenu par des illustrateurs? ;)

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 11:21
Passez-moi un marteau et des clous que j'aille clôturer ce sondage!

*clôture le sondage, les yeux pleins de fièvre et un sourire hystérique sur les lèvres*

Ah, l'opinion a parlé! Et elle s'est exprimée de manière... claire, c'est le moins que l'on puisse dire. Car là c'est non pas une victoire sur 33% des voix, mais la majorité majoritairement majoritaire avec un bon gros 55,6% qui relègue ses deux concurrents, ex aequo, eux, à se partager respectivement 22,2 % des suffrages.

Plus haletant que les municipales, le vote LDT (et au moins là l'élu ne vous en*******... Euh... Quoi? Hein? J'allais dire quelque chose? Mouah? Non O_O).

Ainsi, c'est la meilleure bobine de notre panel qui l'emporte, parce qu'il le vaut bien.


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Et là, j'anticipe en me construisant un joli rempart à base de sacs de sable, derrière lequel je me cache, casque sur la tête, et provisions à portée de main pour tenir le siège, car j'ai la vague sensation que certains d'entre vous vont crier à l'arnaque comme il est fort possible que ce nom ne leur soit pas du tout inconnu (et donc que la surprise ait un goût de déjà-vu. Huhu.)
Je parle bien sûr de ceux et celles qui conversent occasionnellement avec moi via "la messagerie instantanée gratuite dont nous tairons le nom pour ne pas être profitable à la world company".

En effet, le nom de ce personnage est CAHIR, fameux et inénarrable Cahir ^^, l'une des grandes fiertés de ses deux créateurs!

Pourquoi? Ah ça, seul le livre peut le dire. *air vicieux*

Très représenté dans les illustrations jusqu'ici, vous pouvez le retrouver ICI, LA, PAR CI, PAR LA, et pour finir LA.

Une grosse bisouille pleine de bave au Nalex qui en plus d'avoir su coller au plus près à la description du livre, a également eu le très grand talent de faire littéralement transpirer l'esprit du personnage dans une très large gamme à travers chaque dessin.


Et puisqu'il s'agit de cela, contre toute attente, nous avons ce matin trouvé dans notre boîte mail un message nous informant que le premier exemplaire de l'Enfant merehdian avait été expédié aujourd'hui. Il fut donc fabriqué à la vitesse de l'éclair (faut-il s'en inquiéter? Uuurrrffff) et ne devrait pas tarder à atterrir dans notre boîte aux lettres. laquelle a reçu des instructions précises et se devra d'allumer le chauffage et préparer un bon repas pour sa venue. Un hôte si attendu ne peut s'accueillir qu'avec les égards de rigueur!

Donc, à moins d'une effroyable malfaçon, vous aurez sans doute le droit à une photo de L'objet de tout ce foin depuis l'ouverture de ce blog. Héhé.

Pour conclure cet article,sachez également que les deux prochains personnages nommés ne feront pas l'objet d'un vote, puisque si vote il devait y avoir avec eux, les résultats seraient sans doute d'un prévisible achevé.
Donc, à la suite de Raya et Cahir, vous connaîtrez la folle identité de...

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l'homme à la lanterne, que l'on s'était habitués à appeler comme ça du coup


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et de la jeune femme aux grands nyeux gris.



Les votes reprendront une fois que cela sera fait, peut-être avec plus de suspense cette fois!
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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 13:20

... il faut bien continuer à faire avancer le schmilibilibilik.

Mais qu'est-ce que c'est que ça?


cpt.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ces quelques pages bien denses et pleines de belles couleurs ne sont ni plus ni moins qu'une partie de la suite du synopsis de la Dernière Terre (il y en a cinq autres qui traînent dans un autre fichier).
L'enfant merehdian un one-shot? Mouaaarrrffffff!!!! Nous n'avons pas fini de sévir!

Et comme c'est dimanche, jour traditionnel destiné à l'ouverture des bureaux de vote, voilà la suite de notre faaaabuleux sondage intitulé...

ONVOUNOMKI?


Have fun!

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Published by Magali et Alexandre - dans Avancements du projet LDT
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:26
Quel titre sentencieux!
Il est d'actualité, néanmoins.
Hier vous découvriez, dans le montagekiannonce, la couverture du tome 1 de la Dernière Terre. Mais bon c'était petit et puis ça bougeait tout seul, ça ne restait pas longtemps à l'écran...

Aussi, comme aujourd'hui nous "célébrons" une occasion un peu spéciale, nous avons cru bon d'y assortir un meilleur visuel de la couverture.
La dite occasion consiste simplement dans le fait d'avoir envoyé le premier exemplaire à l'impression hier. En espérant très, très fort qu'il soit aussi parfait que possible du premier coup et qu'au lieu d'une sorte de B.A.T ayant pour vocation de nous pointer nos erreurs, il puisse également tenir lieu de premier exemplaire offert au premier infortuné lecteur (d'ores et déjà désigné, de façon totalement arbitraire. Pov tite bête!)

La hâte et la crainte de le recevoir se mélangent un peu, là. Mais pour l'heure, c'est plutôt la crainte qui tend à l'emporter. Au terme des heures innombrables à corriger, mettre en forme, vérifier, l'on ne peut que concevoir l'appréhension d'avoir manqué voir quelque chose malgré tout.

Mais comme dit Alex, restons zen, maintenant c'est fait donc ça ne sert plus à rien de s'inquiéter, il faut juste attendre!

Maintenant que cette première partie de l'aventure LDT est arrivée à son terme, l'heure est également venue de formuler un ou deux p'tits remerciements.

Je les adresserai avant tout à deux personnes (que je ne nommerai pas, on est pas aux Grammy Awards non plus hein, elles sauront fort bien se reconnaître. Déjà, ce sont deux "elle" ^^).
Leur aide technique (ou orthographique) prodiguée avec beaucoup de patience et de disponibilité fut on ne peut plus précieuse (et parfois salvatrice). Grâce à elles nous sommes bien mieux armés pour le tome 2 (et avons sans doute divisé le temps de "fabrication" - déjà conséquent - par deux.)

Ensuite, à titre purement égoïste, je tiens tout de même à louer la patience toute angélique du Nalex qui se tape mes périodes de doute en rafales sans broncher. Faut-il qu'il aime ce projet pour ne pas fondre un fusible ^^

Enfin, je salue les visiteurs de ce blog, en constante augmentation, qu'ils se manifestent par leurs commentaires, ou pas d'ailleurs. Nous essayons de tenir ce journal de bord de manière aussi ludique que possible (ne serait-ce que pour ne pas nous barber nous-même!) alors à défaut de rendre la chose passionnante, peut-être la rendons-nous au moins digeste pour les aventuriers égarés sur ce coin de web.





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Published by Magali et Alexandre - dans Avancements du projet LDT
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